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mardi 17 janvier 2012

La belle aventure

C’est dans la boîte ! Enfin, plus exactement, dans l’ordi de Mathias.

 



En un week-end, nous avons enregistré mes 8 chansons.

Week-end chargé, donc. Dans tous les sens du terme.
Musique. Travail. Stress. Emotions. Rires. Angoisse. Bonheur.

Je me souviendrai longtemps de ce samedi matin tout blanc de givre, du trajet Prades-le-Lez/ Saint-Jean-de-Védas avec la radio à fond dans la voiture pour me rassurer. De la cigarette au bout de mes doigts gelés pour me donner du courage, et de l’arrivée dans la salle où Mathias et Guillaume, les courageux, avaient déjà installé le matériel.

Je n’étais pas anxieuse. Du tout. En témoignent les photos. L’appui du menton sur la main droite étant, comme chacun sait, signe de grande zénitude ;-)




Pas d’âme à ça. L’ingénue. Nous avons enchaîné les prises. La fumeuse. Les feuilles rousses, tant redoutées par Janice…
Janice?

Janice Renau, c’est la super violoncelliste qui a accepté de jouer sur l’album. Un petit bout de femme qui ne tient pas en place, rit tout le temps, parle avec un accent qui chante en bougeant les mains, et paradoxalement, un gros violoncelle aux lignes posées.

La maîtrise parfaite de l’instrument, la chaleur du son, alliés à ta personnalité pétillante... Janice, chaque fois qui tu nous as rejoints, pour répéter puis enregistrer, c’est du soleil qui entrait dans la pièce.
C’est comme ça que je te vois : un magnifique petit soleil. Un magnifique petit soleil qui aime boire du café froid pendant les répèts et rouler des yeux pour proposer des pauses-cigarette ;-))




Sète. La Sainte Victoire.
Quelques prises et un jour plus tard, c’est mademoiselle Hélène Duret et sa clarinette qui ont fait leur entrée.

Merci, Hélène, pour ton sourire, ton calme, ton sérieux, tes envolées à couper le souffle, genre ce solo d’enfer -euh, de paradis…- sur la Sainte Victoire. La plus jeune de l’équipe, arrivée après les autres, tu as su t’approprier mes mélodies et y insuffler ces bouffées jazzy aux accents de liberté. Trop, trop forte !




L’envolée. J’ai donné mes lèvres à ta nuit.

Des prises, encore des prises, certes, mais ne croyez pas que ce week-end fut limpide, studieux et sans accrocs.
Ce serait oublier, en vrac, les pics de panique et les éclats de rire.
Le piano désaccordé le dimanche matin, la gentillesse de Marc, accordeur, tiré du lit et même pas grognon…
Le va et vient des chats du propriétaire. La fuite d’eau. Les cloches de l’église qui adorent sonner vers la fin des morceaux.
Et, plus sympa, la fève introuvable dans la galette des rois, le chauffage façon sioux, les ventres gargouillant dans les micros… brefs, ces nombreux petits riens qui allègent l’atmosphère !






J’oublie quelque chose ? Quelqu’un plutôt ?…

Guillaume !! (Tu croyais que t’allais t’en tirer comme ça ? ça va pas, non ! ,-) )

J’avais aimé Guilam en concert. La finesse de tes textes, la richesse de tes mélodies (et inversement !). Ta présence toute en sensibilité, et ce regard touchant qui me laissait deviner qu’une belle personne se cachait derrière l’artiste.
Je ne m’étais pas trompée…
Je ne te remercierai jamais assez pour ton investissement, ta bonne humeur. Merci pour le piano, la guitare, les arrangements, les idées, ta maison prise d’assaut pour les répèts, le livret, les photos du week-end, l’énooorme travail fourni… ça fait beaucoup, et j’en oublie…

Pudeur oblige, j’arrête là les éloges. Tu fus -tu es, puisque ce n’est pas fini- un peu comme un grand frère dans cette aventure. Ce projet qui me tient tant à cœur aurait pu être sacrément lourd pour mes seules épaules. Grâce à ta présence, tout a coulé de source.
J’espère que la vie me donnera l'occasion de te rendre la pareille !


Vous l’aurez compris, ce fut un bien beau week-end.
Et plus globalement, une bien belle aventure musicale et humaine.

Mars verra la sortie de l’album.
Et, puisqu' une belle histoire, on n’a aucune envie qu’elle se termine, elle va continuer sur d’autres chemins.
Un clip se profile, puis viendra, je l’espère, le temps des concerts.

Ah, la belle aventure !